Un GTA avec des sabres de samouraï dans les rues de Tokyo : le projet a bel et bien été envisagé chez Rockstar. Obbe Vermeij, ancien directeur technique de Rockstar North passé par GTA III, Vice City, San Andreas et GTA IV, a livré de nouveaux détails sur ce spin-off abandonné dans un entretien repris par Dexerto et Game Rant. Il en profite pour expliquer pourquoi la série, GTA VI compris, reste ancrée aux États-Unis.
- Obbe Vermeij, ancien directeur technique de Rockstar North, détaille un GTA situé à Tokyo envisagé au début des années 2000.
- Le jeu, dans l’esprit de GTA III avec des sabres de samouraï, devait être confié à un studio japonais.
- Les contrats n’ont jamais été signés, et le coût d’un GTA moderne rend ce type de pari très improbable.
Ce qui est rapporté : selon Obbe Vermeij, GTA Tokyo devait être confié à un studio japonais sur le modèle de Bully, avec la technologie de Rockstar North, mais les contrats n’ont jamais été signés. Il s’agit du témoignage d’un ancien développeur, pas d’une communication officielle de Rockstar.
Un GTA façon GTA III, avec des sabres
Le projet remonte à l’époque des premiers GTA en 3D, au début des années 2000. D’après Vermeij, il était surtout porté par le bureau new-yorkais de Rockstar, avec l’implication du producteur Leslie Benzies et des discussions jusqu’au niveau de Sam Houser. L’idée n’était pas de réinventer la formule : il s’agissait d’un jeu dans l’esprit de GTA III, transposé à Tokyo, où les sabres de samouraï devaient occuper « une grande place ». La culture des courses de rue japonaises offrait aussi, selon lui, un terrain de jeu intéressant.
Pour coller au mieux à la culture locale, Rockstar comptait s’appuyer sur un développeur basé au Japon, à qui Rockstar North aurait fourni ses outils et son code, un peu comme pour Bully. Le projet s’est arrêté avant même d’entrer en production, faute d’accord finalisé. Tokyo n’était d’ailleurs pas la seule piste : Londres, Paris, Rio de Janeiro, Moscou et Istanbul ont aussi été évoqués à l’époque.

Pourquoi GTA reste aux États-Unis
La partie la plus éclairante concerne l’avenir de la série. Pour Vermeij, ce type d’expérimentation n’a plus sa place aujourd’hui : le budget d’un GTA moderne se chiffrerait en milliards de dollars, les estimations reprises dans l’entretien évoquant environ deux milliards. À ce niveau d’investissement, déplacer l’action dans une ville moins familière du public occidental devient un risque difficile à justifier.
L’Amérique garde aussi un avantage créatif : sa culture est plus facile à parodier et comprise par les joueurs du monde entier, ce qui colle parfaitement à la satire qui fait l’ADN de la série. Un raisonnement qui rejoint la philosophie défendue par Rob Nelson chez Rockstar North, pour qui le lieu est choisi avant l’histoire. GTA VI en est l’illustration : retour à Vice City, étendu à tout l’État de Leonida, inspiré de la Floride.
GTA VI sortira le 19 novembre 2026 sur PS5 et Xbox Series X|S.
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