Pour recréer la Floride sous le nom de Leonida, Rockstar ne s’est pas contenté de photos et de documentaires. Dans le dossier de 14 pages que Game Informer consacre à GTA VI, le studio raconte des années de repérages sur place : virées nocturnes avec d’anciens policiers, soirées en boîte de nuit et en club de strip-tease, journées dans les Everglades et les Keys. Une anecdote qui a fait le tour de la presse jeu vidéo ce 30 septembre, de Dork à VGTimes, et qui en dit long sur la méthode Rockstar.
- Rockstar raconte dans Game Informer des années de repérages dans le sud de la Floride
- Virées de nuit avec d’anciens policiers, boîtes de nuit et clubs de strip-tease au programme
- Les équipes ont aussi parcouru plages, Everglades et Keys, aux frais du studio
- Ces observations nourrissent les passants, les dialogues et la diversité des régions de Leonida
- Le dossier se lit gratuitement dans l’application Game Informer
Ce qui est confirmé : les propos viennent de deux responsables de Rockstar interrogés par Game Informer, Rupert Humphries (vice-président principal chargé de la narration) et Aaron Garbut (codirecteur de Rockstar North). Il s’agit d’une information officielle, publiée dans le numéro 382 du magazine le 29 septembre 2026.
« Tout vivre par nous-mêmes » : ce que Rockstar a raconté
Rupert Humphries résume l’approche du studio en une idée : aller voir, et tout expérimenter soi-même plutôt que de s’en tenir aux lieux touristiques. Il énumère les sorties de l’équipe : rouler de nuit dans certains quartiers aux côtés d’anciens policiers, passer des soirées dans des boîtes de nuit et des clubs de strip-tease, traîner sur les plages, s’enfoncer dans les Everglades et descendre jusqu’aux Keys. Selon plusieurs comptes rendus du dossier, ces déplacements ont été répétés au fil des années de développement, et c’est Rockstar qui a pris en charge les frais, sorties comprises, puisqu’il s’agissait de travail sur le jeu.
L’objectif, toujours d’après Humphries, était de saisir de première main les différents quartiers, les gens et les modes de vie du sud de la Floride. Aaron Garbut, lui, replace ces voyages dans l’ambition générale du projet : plutôt que de réduire la voilure face à l’ampleur de la tâche, l’équipe a choisi d’aller plus loin, sur un jeu dont Rockstar dit n’avoir jamais rien produit de comparable en taille.

Ce que ces repérages changent dans le jeu
Ces voyages ne relèvent pas de l’anecdote pour Rockstar. Ils nourrissent directement ce que le dossier de Game Informer décrit du jeu. Les passants de Leonida ont chacun leur silhouette, leurs vêtements et leurs tatouages, avec des styles qui varient selon les régions, une diversité que le magazine présente comme le fruit de ce travail d’observation. Le même souci se retrouve dans les dialogues, les intrigues criminelles et les contrastes sociaux entre les quartiers riches de Vice City et les coins plus reculés de l’État.
Les patrouilles avec d’anciens policiers prennent aussi un relief particulier au vu de ce que Rockstar a dévoilé sur la police. GTA VI conserve un niveau de recherche à six étoiles, mais y ajoute un système de « Heat » : les forces de l’ordre recoupent des informations sur l’apparence du joueur et le lieu du délit, ce qui oblige à changer de tenue pour brouiller les pistes. Rockstar n’a pas explicitement relié ces deux éléments, mais on imagine sans peine d’où viennent certaines idées.

Quant aux Everglades et aux Keys, ils se retrouvent dans deux des six régions nommées de Leonida, Grassrivers et les Leonida Keys, aux côtés de Vice City, Port Gellhorn, Ambrosia et du parc national de Mount Kalaga. C’est aussi là que vit une bonne partie des plus de 170 espèces animales annoncées, que nous avons recensées dans notre page consacrée à la faune de Leonida.

Une vieille habitude chez Rockstar
Le procédé n’est pas nouveau. Pour GTA V, Rockstar avait déjà expliqué, dans un précédent dossier de Game Informer en 2012, avoir accumulé des centaines de milliers de photos et des heures de vidéo de Los Angeles pour bâtir Los Santos. Red Dead Redemption 2 avait lui aussi reposé sur un long travail de documentation historique et de terrain. Avec GTA VI, le studio pousse la logique plus loin : il ne s’agit plus seulement de documenter les lieux, mais d’en vivre l’ambiance, de jour comme de nuit.
Ce souci d’authenticité rejoint d’autres déclarations récentes de l’équipe. Rob Nelson a expliqué que GTA VI visait un réalisme « ressenti » plutôt que photographique, et Rockstar a confirmé cette semaine que le centre de la Floride, Disney World et Cap Canaveral compris, resterait hors de Leonida : le studio a choisi de se concentrer sur le sud de l’État, celui qu’il a arpenté.
Des réactions entre amusement et admiration
Sans surprise, c’est la mention des clubs de strip-tease qui a fait réagir en premier. Sur les réseaux sociaux, beaucoup de joueurs s’amusent de ce « voyage d’affaires » rêvé, d’autres rappellent que Vice City, déjà dans l’épisode de 2002, faisait de sa vie nocturne un élément central. Mais une bonne partie des commentaires salue surtout la démarche : l’immersion de Rockstar dans les lieux qu’il recrée explique, pour beaucoup, pourquoi ses mondes ouverts paraissent si vivants.
Bonne nouvelle pour ceux qui veulent lire ces témoignages à la source : le dossier de Game Informer est lisible gratuitement dans l’application du magazine sur iOS et Android, comme l’a confirmé Game Informer lui-même, alors qu’il semblait au départ réservé aux abonnés. Pour l’essentiel des annonces du numéro (météo, ouragans, faune, carte), retrouvez notre résumé complet du dossier et ses 12 captures.
GTA VI sortira le 19 novembre 2026 sur PS5 et Xbox Series X|S.

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